Lutte contre le travail esclave au Brésil

2022 et toujours des escalves

Selon l’ONU, chaque année, deux millions de personnes sont réduites en esclavage et il y a actuellement dans le monde entre 12 et 27 millions d’esclaves : c´est plus qu’à aucun autre moment dans l’histoire de l’humanité.

UMANI soutient la lutte contre le travail esclave au Brésil.

Conformément à son éthique, UMANI veut inscrire ses actions dans une citoyenneté planétaire et une fraternité responsable qui, par définition, sont sans frontières. Elle considère que la solidarité envers les problèmes qui concernent d’autres territoires du monde, est partie prenante de sa raison d’être et des valeurs qui l’animent. Elle souhaite cultiver une attitude de responsabilité et de partage sans exclusive aucune.

Des esclaves au Brésil ?

Le gouvernement brésilien lui-même reconnaît qu’au moins 25.000 ouvriers agricoles, migrants temporaires, entrent chaque année dans le cycle de l’esclavage. Les conditions de vie (… de survie) révoltantes imposées aux travailleurs-esclaves sont non seulement difficiles à décrire, mais surtout difficiles à croire. Hommes, femmes et enfants sont soumis au régime de la « servitude pour dettes » et menacés de représailles, voire de mort, s’ils se révoltent.

NOTRE PARTENAIRE

Le frère dominicain XAVIER PLASSAT, coordinateur de la campagne contre le travail esclave au Brésil, menée par la Commission Pastorale de la Terre (CPT).

Questions à Xavier Plassat

Comment ce scandale perdure-t-il ?

Le poids des intérêts de l’agro-business et du « latifonds » met constamment en échec l’intention officielle d’éradiquer l’esclavage (affichée clairement dans un Plan national lancé en 2003 et actualisé en 2008) et la gestion politique au quotidien favorise la concentration des terres et l’exode rural.

Comment pouvons-nous vous soutenir ?

« Savoir » et « faire savoir » est un bon point de départ. Comme l’ont bien compris les jeunes Allemands du « ABC-Gruppe » de la Rheingauschule : il faut s´informer et faire circuler cette information, et jouer parfois à l´importun. Car c’est un sujet qui incommode et qui suscite souvent ou l´incrédulité ou l’indignation.

La situation financière de la CPT est critique. Pour 2011, les ressources (aléatoires) prévues ne couvrant que 90.000 €, il manque 22.000 € pour permettre de continuer un combat contre l’injustice faite à des milliers d’êtres humains.

Depuis 2003, sous la pression nationale et internationale (OIT* et OEA**), particulièrement provoquée par la CPT, la lutte s’est intensifiée.

* OIT : Organisation Internationale du Travail
** OEA : Organisation des Etats Américains

Le centre Casa Dona Olinda

Le centre d´accueil et de formation construit en 2009 est destiné à :

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  • Recueillir des travailleurs qui ont été libérés de situations d’esclavage et qui ont besoin de protection (pour échapper aux balles de leurs persécuteurs), de soutien personnel et d’orientation.
  • Héberger des ouvriers agricoles qui, après avoir fui de la ferme où ils étaient exploités viennent à la CPT pour y dénoncer leurs conditions de travail inhumaines.
  • Accueillir des travailleurs ruraux et militants associatifs pour des actions de formation centrées sur la lutte contre l´esclavage moderne ou la construction d´alternatives décentes (réforme agraire, agro-écologie).

Depuis 2012 UMANI contribue chaque année au financement du poste de Responsable de l’accueil du Centre.

La Commission Pastorale de la Terre

La CPT (Commission Pastorale de la Terre) existe au Brésil depuis 35 ans et c’est d’elle que sont parties les premières dénonciations contre le « travail-esclave ».

Xavier Plassat est le coordinateur national de la campagne initiée par la CPT depuis 1997 : « Ouvre l’œil pour ne pas devenir esclave ».

Composée de travailleurs sociaux, d’éducateurs, d’agronomes, d’avocats, la CPT :

  • fournit un important travail de base (prévention, organisation, formation) auprès des communautés paysannes les plus vulnérables,
  • produit du matériel d’information
  • et participe à de nombreuses instances où elle exerce son rôle de « défenseur ».

Xavier Plassat

Son engagement pour cette cause a valu à Xavier Plassat des menaces de mort, mais aussi d’être maintes fois honoré :

  • Médaille Chico Mendes de résistance (groupe Tortura Nunca Mais), Rio de Janeiro, 2006.
  • Prix des Droits de l’Homme, 2008, attribué par le Président de la République du Brésil.
  • Prix de la Liberté, 2008 (Free the Slaves, USA).
  • Médaille du State Department USA, remise par Hillary Clinton, 2010.

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